L’Afrique otage de la démocratie

C’est au nom de cette structure que biens d’opportunistes, dénonciateurs et autres fidèles à la légalité démocratique ouvriront le ballet des stupeurs avec son lot meurtrier et autres confinement…


C’est au nom de cette structure organisationnelle exportée en Afrique en louange, que bien d’africains s’en remettent en des luttent diverses.

Tout combat y compris militaire s’y effectue sous le couvert de l’amorce démocratique, s’y proclame au nom adaptation démocratique, s’y pérennise au nom d’amélioration démocratique etc…
Tout  en exhumant le revers habitant au mieux le combat démocratique : l’Excellence Meurtrier.
Option certainement salutaire pour les prêcheurs, hétéronomes et autres gourous d’horizons divers.

On ne compte plus le nombre de vies captées, volées, embrigadées, éreintées, détruites sous les remparts de la démocratisation.

Ce qui en réalité, distinctement de toute dialectique, dénote que cette beauté démocratique loin de toute course au record ; coûte, a coûté et coûterait encore bien plus chère en vie africaine que tous autres malheurs s’étant abattus avant sa survenance (imposition) sur le continent africain : même les victimes des traditions ancestrales ne rivaliseraient en nombre, tout comme celles certes nombreuses des déportations esclavagistes, des colonisations, des calamités provoquées (Génocides, famine, expérimentations militaires etc…)  et naturelles…

L’expression démocratique sera à coup sûr la raison sous les projecteurs et lumières d’actions haut combien salutaire en république de Guinée dite Guinée-Conakry après le décès annoncé du Général-Président Conté au pouvoir depuis 3 avril 1984.

Et comme cela est notoire, les initiateurs colporteurs du modèle secouant les esprits s’installeront en dénonciation et condamnation tous azimuts des perversités (coup d’Etat, privations diverses, etc…) de leur produit, éblouissant ainsi au mieux en action dilatoire de consécration (La république Islamique de Mauritanie en est le plus récent rappel) machiavélique.

Voilà l’Afrique nolens volens de nouveau au cœur des vicissitudes d’applications de bien faits étrangers.

Les conséquences prévisibles ou non du décès du Général Conté, n’en déplaise à ceux qui s’attarderont sur le caractère de son régime et de sa gestion, trouvent leurs ignobilités dans les arcanes de la démocratie que le dit général entendait mener à bien et au mieux pour le peuple dont-il avait la charge administrative.

C’est au nom de cette structure que biens d’opportunistes, dénonciateurs et autres fidèles à la légalité démocratique ouvriront le ballet des stupeurs avec son lot meurtrier et autres confinement…

Vivre démocratiquement, en jouir, en exulter, en exalter, en espérer, serait donc l’effroyable silence des assujettis à défaut du don de vie…
Cdt Joseph

Jeudi 25 Décembre 2008 - 15:45
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