La France qu'on aime est de retour. La France souveraine, indépendante et, liberté oblige, solitaire. L'autre France qui ne se soumet pas et ne suit pas. Une France fougueuse et, même parfois, maladroite, mais, constamment, altruiste et humaine. Celle du verbe, de la culture et de l'élégance.
Celle qui, venant du fond des ages, sait, aussi, se positionner au présent et se projeter dans le futur. Cette France là, semble renaitre, tel le sphinx, de ses cendres. Son âme qui semblait éteinte était, en réalité, en veille. La bonne nouvelle! Il faut dire que l'autre, crispée et identitaire, nous horripile. La xénophobie en a chassé l'humanisme.
La vassalité en a remplacé la souveraineté. Le choc de civilisations s'en est substitué à leur alliance. Le sionisme décomplexé y nargue le gaullisme, son ennemi de toujours. L'inculture et le paraitre remplacent la connaissance et la sobriété.
Ce nouveau élan d'espoir est porté, aujourd'hui, par l'enfant terrible de la chiraqui, Dominique de Villepin. Ce poète devenu, par une erreur de stratégie de ses adversaires, un nouveau Dreyfus qui, au lieu d'être envoyé au bagne, est brulé à petit feu par un injuste acharnement judiciaire.
Rôle qui ne cesse, d'ailleurs, de réclamer et qui peut, à merveille, endosser avec une théâtralité napoléonienne. En somme, le crépuscule de la France de Sarkozy semble voir le levé de l'aube d'une autre que nous attendions, impatiemment, depuis longtemps. Qu'elle soit la bienvenue