Le courage politique de reformation, de pratique africaine a pour trophée le prix mortel… le 30/12/2008
En préliminaire, nous entendons rappeler symboliquement notre désaveu contre toute forme de violence, fut-elle salutaire.
Pour nous l’emploi de la force constitue certes dans certaines circonstances un moyen envisageable, éthiquement elle dénote l’empressement et exhume merveilleusement les carences et autres faiblesses qui nous minent quotidiennement dans la résolution de nos actes…
Le capitaine Moussa Dadis Camara (44ans) diplôme en sciences économiques, nouvel homme fort de la république de Guinée-Conakry par le moyen de la force (Coup d’Etat le 22 déc. 2008), de confession chrétienne dans un Etat à 90% musulman serait-il un homme providentiel ? Aurait-il décidé d’entrer dans le panthéon (lieu de sépulture) des grands Hommes d’Afrique ?
Le capitaine qui s’est autoproclamé Président de la république, fort de allégeance gouvernementale et de la constatation sans rejet de l’ensemble des forces vives nationales, semblerait vouloir insuffler en continuation de biens de prédécesseurs africains (Capitaine Thomas Isidore Sankara, Premier-Ministre Patrice Emery Lumumba etc…) soucieux de marquer en révolution évolutive leurs terres et par effet de contamination celle d’Afrique.
Le capitaine-président Camara est entré en rébellion contre la haute hiérarchie militaire nationale qu’il destitua de leurs grades au motif qu’elle est à la solde du régime du défunt président Lansana
Conté et entendrait poursuivre la politique du défunt président dont lui et une bonne partie de l’armée le soutenant à nos jours, se seraient dans le passé insurgés dans des mouvements de révoltes.
Le capitaine-président entend débarrasser le pays de la main mise politique depuis prés d’un quart de siècle (24 ans durée du régime Conté) des amis et entourage du défunt président, accusé de mauvaise gestion des affaires nationales.
Le capitaine-président entend se débarrasser de tous ceux de l’ère du général Conté, qui entre autres sont accusés d’enrichissement sans cause, de malversation financière, détournement de deniers
publics et de mauvaise gestions de biens publics, ce qui le conduit à annoncer la dénonciation et négociation de l’ensemble des contrats relatifs aux richesses économiques du pays.
Soucieux semble t-il de faire valoir le bien fondé et sérieux de son action, qu’il présente comme un acte civique, distinctement de toute intention de recherche du pouvoir qu’il ne veut mythifier, il a entendu nommer un Premier-Ministre en la personne de Kabine Komara choisi par la société
civile.
http://www.visionafricaine.fr.gd/30-s-12-s-08.htm
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