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Le préfet camerounais du département du Logone-et-Chari, fait le point de la situationPeut-on établir un lien entre ces agressions et les événements de février à N'Djaména ?
Fritz Alain Ndibi: «Il n’y a pas de psychose»
Fritz Alain Ndibi, préfet du département du Logone-et-Chari, fait le point de la situation. Peut-on établir un lien entre ces agressions et les événements de février à N’Djaména ? Evidemment, il faut faire un lien. Quand on sait qu’il y a eu un afflux important des populations de N’Djaména vers Kousseri au mois de février dernier, on ne sait pas qui est bandit ou qui ne l’est pas, parmi ceux qui ont traversé la frontière. Quand on se déplace massivement comme ce fut le cas, on ne maîtrise pas tout le monde. Vous êtes sans ignorer qu’il y a des armes qui circulent. On a pu en attraper quelques unes. Et d’autres, pas encore. Tout cela peut favoriser la recrudescence du banditisme dans la ville. Certaines sources parlent d’une importante quantité d’armes saisies au terme de ces agressions… Lorsque vous aurez trouvé les armes saisies, il faudra venir me chercher pour voir, parce que je ne suis pas encore au courant du nombre exact d’armes saisies au cours de ces opérations. La psychose de la reprise des hostilités à N’Djaména s’est emparée des habitants de Kousseri. Quelles dispositions avez-vous prises pour dissiper cette crainte ? Nous sommes chargés de la sécurité dans notre territoire de commandement. Nous avons renforcé les mesures de sécurité habituelles. Nous avons mis en place une patrouille mixte, subdivisée en petites unités. Malgré l’obscurité dans laquelle la ville est plongée, nos équipes abattent un excellent boulot. Nous avons saisi le parquet pour ouvrir une enquête sur les actions ayant entraîné la mort de deux personnes. La justice fera la lumière sur ces actions. Nous avons également pris des mesures de sécurité que nous ne pouvons révéler ici, pour des raisons évidentes d’efficacité. Vous allez les constater sur le terrain. Nous sommes à la frontière, nous devons rester toujours éveillés. Mais, on dirait qu’il règne quand même une psychose au sein de la population locale… S’agissant des attaques au Tchad, ce sont des informations distillées par des radios étrangères et les attaques dont vous faites allusion se seraient déroulées à la frontière avec le Soudan. Et N’Djaména est très loin de la région concernée. Les déplacements des véhicules tchadiens sur notre territoire n’ont rien à voir avec cela. En temps ordinaire, il y a un trafic important entre le Cameroun et le Tchad. Il n’y pas de psychose au sein des habitants de Kousseri. Propos recueillis par O.L.K Vendredi 04 Avril 2008 - 16:11
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