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Retrouvailles entre Ingrid Betancourt et sa familleAprès quelques minutes, Ingrid Betancourt regagne le tarmac au bras de sa fille Mélanie et de son fils Lorenzo, un grand sourire aux lèvres. Devant les télévisions, elle fait ses premières déclarations. "Je voudrais remercier le seigneur...
15 h 15 : L'Airbus présidentiel qui transporte les enfants d'Ingrid Betancourt atterrit sur le tarmac de l'aéroport de Bogota. Les retrouvailles entre Mélanie, Lorenzo et leur mère sont imminentes.
15 h 25 : L'avion s'immobilise. Une passerelle est mise en place. Pour Ingrid Betancourt, l'attente est trop grande. Elle s'empresse de monter les marches. Elle attend ses enfants. La porte s'ouvre, la joie est immense. Ingrid Betancourt enlace Mélanie et Lorenzo ainsi que son mari. Après les premières embrassades, tous remontent à l'intérieur de l'appareil, à l'abri des regards des caméras. Une réunion puis un déjeuner doivent se tenir à l'ambassade de France, un peu plus tard. 15 h 30 : L'avion s'immobilise. Une passerelle est mise en place. Pour Ingrid Betancourt, l'attente est trop grande. Elle s'empresse de monter les marches. Elle attend ses enfants. La porte s'ouvre, la joie est immense. Ingrid Betancourt enlace Mélanie et Lorenzo ainsi que son mari. Après les premières embrassades, tous remontent à l'intérieur de l'appareil, à l'abri des regards des caméras. Une réunion puis un déjeuner doivent se tenir à l'ambassade de France, un peu plus tard. 15 h 34 : Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, quitte l'avion suivi de diplomates et de médecins. Ils ont tenu à laisser seuls les membres de la famille pour qu'ils puissent vivre pleinement ce moment unique. 15 h 36 : Ingrid Betancourt regagne le tarmac au bras de sa fille Mélanie et de son fils Lorenzo, un grand sourire aux lèvres. Devant les télévisions, elle fait ses premières déclarations. "Je voudrais remercier le seigneur. Mes enfants qui sont ma lune et mon soleil sont là aujourd'hui à mes côtés. Pour eux j'ai continué à me battre. Je voudrais remercier encore une fois Dieu pour ce moment qu'il m'a offert. Je souhaite rattraper le temps perdu avec mes enfants. Je les trouve très beaux. J'ai tellement de choses à leur dire. Ils devront me supporter maintenant car je vais les coller comme un chewing-gum et que je n'arrêterai plus de les embrasser. Je remercie encore Dieu de me les avoir offerts (...) Ils ont tellement changé. Je les trouve très beaux. Ils ont dû grandir tout seuls, trouver des ressources pour pouvoir continuer à grandir au fond de leur âme". 15 h 40 : Mélanie, la fille d'Ingrid Betancourt, prend la parole : "C'est le plus beau moment de notre vie à mon frère et à moi. Nous étions contre toute action militaire, mais cette opération n'était pas militaire, c'était une opération secrète, d'infiltration. Tout ce que nous voulions, c'est que tous les otages restent en vie. J'ai d'ailleurs une pensée pour ceux qui n'ont pas encore été libérés. J'ai toujours une pensée pour ces gens qui sont restés là-bas qui souffrent toujours de ne pas avoir leurs êtres chers à leurs côtés. Il ne faut pas oublier les autres alors il faut continuer." 15 h 42 : Lorenzo s'approche du micro : "J'étais chez moi et ma tante m'a appelé et m'a annoncé cette très bonne nouvelle. J'ai ressenti une très grande joie, trop de joie peut-être, de pouvoir me dire qu'après six ans et demi j'allais enfin pouvoir retrouver ma mère. Me rendre compte que nous avons gagné un combat pour la liberté, cela n'a pas de prix. La liberté est un droit." Puis "on va rentrer à la maison" maintenant. 15 h 45 : Ingrid Betancourt reprend la parole au sujet de la lutte pour la libération des autres otages qui se poursuit : "Rapidement, il faut savoir comment agir et que faire. La première chose, c'est de lancer un appel au président Chavez et Correa pour rétablir des relations cordiales avec le président Uribe. Nous devons également faire entrer de nouveaux acteurs comme la présidente d'Argentine Cristina Kirchner. Il s'agit de libérer les otages et non de nous embourber dans une guerre en Colombie. Il faut que ces acteurs politiques négocient avec les Farc pour les écarter de la scène politique colombienne. La Colombie a sa place dans le monde, elle a démontré que la liberté est un droit. Nous tous dans le monde, nous devons lutter pour la liberté de tous. Vous savez combien la France nous a aidés et les autres pays n'ont pas compris pourquoi elle l'a fait. Nous aussi, les Colombiens nous pouvons lancer un appel, être solidaires avec les individus qui ont les mêmes problèmes. Les comités, les associations qui ont lutté pour notre libération doivent continuer. Je ne sais pas la date d'une opération de libération, mais il faut être tous présents. Il faut que chaque Colombien, par son action, sa mobilisation, sache qu'il peut changer les choses. Je reviens de loin et après cette opération qui est extraordinaire je serai toujours émerveillée. Il faut avoir confiance en soi. Nous devons être orgueilleux et fiers d'être colombiens. Mes enfants qui sont français sont aussi des Colombiens. 15 h 55 : Lorenzo s'exprime à nouveau : "Voir ma mère tellement forte c'est incroyable. C'est toujours la même, elle n'a pas changé." 16 heures : Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner prend la parole sur le tarmac de l'aéroport militaire : "Je voudrais remercier le peuple colombien pour ces retrouvailles. Entendre parler Ingrid c'est un moment magique. La formidable force de la famille Betancourt va servir à libérer d'autres otages. Au nom de Nicolas Sarkozy et de la France, je tiens à remercier tous ceux qui n'ont pas perdu espoir de voir un jour Ingrid libre." Par Jamila Aridj et Marc Vignaud Lepoint.fr vous fait revivre les retrouvailles entre Ingrid Betancourt et sa famille Jeudi 03 Juillet 2008 - 17:00
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