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Sarkozy ferme envers la Russie tout en refusant la 'guerre froide'Lors de la XVIème Conférence des Ambassadeurs, Nicolas Sarkozy a rappelé les grandes lignes de la politique étrangère de la France. Il a également eu des propos très durs en évoquant la crise financière mondiale en dénonçant "les excès du capitalisme financier".
Le président Nicolas Sarkozy a haussé le ton mercredi envers la Russie, qui vient de reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie, tout en se refusant à entrer dans une logique de "guerre froide".
S'exprimant devant la Conférence annuelle des ambassadeurs, le chef de l'Etat, président en exercice du Conseil européen, a enjoint aux Russes de retirer "sans délai" leurs forces de Géorgie "sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités" dans la nuit du 7 au 8 août. Ce langage de fermeté contraste avec le ton employé jusqu'ici par M. Sarkozy qui demandait à la Russie "de poursuivre et achever" son retrait de Géorgie, conformément à l'accord qu'il était allé négocier le 12 août à Moscou et Tbilissi. Mardi, la présidence française de l'Union européenne (UE) avait déjà "condamné fermement" la décision de la Russie de reconnaître l'indépendance des républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Cette fois, M. Sarkozy est allé plus loin, accusant Moscou de vouloir procéder à un "changement unilatéral des frontières" de la Géorgie, ce qui est "inacceptable". Il a toutefois insisté sur le fait que "personne ne souhaite en revenir au temps de la guerre froide". "L'Otan n'est pas un adversaire mais un partenaire de la Russie", a-t-il martelé, en déplorant que "le traumatisme (subi par la Russie lors) des années 90 débouche malheureusement sur une volonté de restauration que certains qualifient d'impériale". M. Sarkozy a aussi souhaité que "le mécanisme international qui doit remplacer les patrouilles russes autour de l'Ossétie du Sud (soit) déployé rapidement". "Les discussions internationales, prévues au point 6 de l'accord, sur les modalités de la sécurité et de la stabilité en Abkhazie et en Ossétie du Sud doivent s'ouvrir dès que possible", a-t-il ajouté. Le président a appelé ses vingt-six partenaires de l'UE à adopter "une ligne commune" dans cette crise lors du Conseil européen qu'il a convoqué à Bruxelles le 1er septembre. Il a fait preuve d'une même fermeté de ton vis-à-vis de l'Iran, pays envers lequel il faut "accroître les sanctions dans tous les domaines" s'il persiste dans sa volonté de se doter du nucléaire militaire. Autre dossier sensible abordé par M. Sarkozy: l'Afghanistan, où il a de nouveau justifié la présence française, après la mort de dix soldats français dans une embuscade. Un retrait militaire "n'est pas concevable" car "il serait suivi du retour des talibans et d'Al-Qaïda et de la déstabilisation du Pakistan voisin, qui possède l'arme nucléaire". Il a par ailleurs annoncé qu'il se rendrait à Damas les 3 et 4 septembre, ce qui marque un tournant dans les relations entre la France et la Syrie. Les contacts à haut niveau entre les deux pays avaient été gelés par l'ancien président Jacques Chirac, après l'assassinat de son ami, l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, en février 2005. Damas est soupçonné par la communauté internationale d'avoir organisé cet attentat, ce qu'elle dément. Il est également prêt à se rendre de nouveau à Dublin pour tenter de convaincre les irlandais de rallier le traité de Lisbonne, rejeté par référendum le 12 juin dernier. Evoquant enfin la crise financière internationale et des subprimes, le chef de l'Etat a dénoncé "les excès d'un capitalisme financier qui a connu des dérives scandaleuses". source : afp Mercredi 27 Août 2008 - 20:19
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