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Suisse: La ministre des affaires étrangères prête à discuter avec BenLaden

Micheline Calmy-Rey a le don de se couvrir de ridicule... Voyez au bas de la page des photos de la ministre helvète des affaires étrangères, voilée, « assise à la table de Mahmoud » lors d’un voyage à Téhéran en mars dernier.


Suisse: La ministre des affaires étrangères prête à discuter avec BenLaden
Micheline Calmy-Rey ridiculise la Suisse, une fois de plus...

Devant près de cent soixante-dix ambassadeurs réunis à Berne, la ministre des affaires étrangères suisse, Micheline Calmy-Rey, s’est déclarée prête, lundi 25 août, "à s’asseoir à la table du dirigeant d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden" pour engager un dialogue. La ministre brise ainsi un tabou, en devenant la première responsable de la diplomatie d’un pays démocratique à envisager un dialogue direct avec le chef d’une organisation terroriste. "Le refus du dialogue est en fin de compte toujours stérile", souligne Mme Calmy-Rey, pour qui la diplomatie helvétique doit se "battre contre le rejet simpliste du dialogue", y compris avec "les "infréquentables".

La Suisse ne dispose pas, comme d’autres pays, d’une liste d’organisations interdites, et l’appartenance à un groupe considéré comme terroriste, y compris par l’ONU, n’y est pas pénalement répréhensible. Seules les activités criminelles de membres de ces organisations pouvant être poursuivies.

"Certes, des organisations comme le Hezbollah, le Hamas, [la guérilla colombienne des] FARC, les [séparatistes tamouls du] LTTE ou [les rebelles ougandais de] la LRA recourent à des méthodes terroristes que nous condamnons. Reste que ce sont des acteurs politiques de poids, incontournables dans la recherche d’un règlement de conflit", a fait valoir la ministre suisse. "Certains s’indignent en voyant dans ce réalisme une glissade prototerroriste. Ne nous laissons pas duper : le dialogue ne conduit pas inexorablement à accepter l’inacceptable ; comprendre ne veut pas dire excuser et ne signifie pas complicité", a-t-elle insisté.

CRITIQUES INTERNATIONALES

Avec ces nouvelles déclarations, la Suisse devrait s’attirer de nouvelles critiques. Les Etats-Unis, Israël et l’Allemagne, par la voix de sa chancelière, Angela Merkel, ont déjà déploré les relations entre la Confédération et l’Iran, accusé de financer le terrorisme et de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Les commentaires sur une visite en mars à Téhéran de Mme Calmy-Rey ont été particulièrement sévères. Non contente de superviser la signature d’un gros contrat entre deux sociétés gazières suisse et iranienne, la ministre, la tête voilée, a été photographiée, souriante, aux côtés du président Mahmoud Ahmadinejad, sous un portrait monumental de l’ayatollah Khomeiny.

Les autorités colombiennes reprochent aussi régulièrement aux Suisses d’avoir donné refuge à des responsables de la guérilla des FARC et ont même récemment mis en cause le rôle du médiateur suisse dans l’affaire des otages. Jean-Pierre Gontard est soupçonné par la justice colombienne d’avoir remis 500 000 dollars à la guérilla pour la libération de deux employés du groupe pharmaceutique suisse Novartis en 2001.

pointdebasculecanada


Mardi 26 Août 2008 - 18:01
Ahmat Yacoub-Dabio
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