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Un Casque bleu belge tué au Liban dans une opération de déminage

BRUXELLES - Un soldat belge de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a perdu la vie mercredi matin lors d'une opération de déminage à Aïtaroune (BIEN Aïtaroune), dans les environs de Tibnine au Sud-Liban, a annoncé le ministère belge de la Défense.


BRUXELLES - Un soldat belge de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a perdu la vie mercredi matin lors d'une opération de déminage à Aïtaroune (BIEN Aïtaroune), dans les environs de Tibnine au Sud-Liban, a annoncé le ministère belge de la Défense.

Le militaire, dont l'identité n'a pas été dévoilée, était membre du service de déminage et d'enlèvement des engins explosifs (SEDEE) de Poelkapelle (Flandre, nord), selon un communiqué diffusé à Bruxelles.

La porte-parole de la Finul, Yasmina Bouzayane, a confirmé à l'AFP la mort de l'artificier "durant une opération d'inspection et de déminage dans le village de Aïtaroune dans la région de Marjayoune dans le sud du Liban". Elle n'a pas précisé s'il s'agissait d'obus non explosés ou de mines.

Il s'agit du quatrième militaire belge tué au Liban depuis l'arrivée du bataillon belge, les trois autres ayant péri dans un accident de voiture en 2007.

Le déminage est l'une des tâches principales des Casques bleus belges, qui ont déjà démantelés quelque 14.000 engins depuis leur arrivée dans le sud du Liban en août 2006, selon le ministère.

Créée en 1978 pour surveiller la situation dans le sud du Liban, la Finul a été considérablement renforcée après l'offensive militaire menée par Israël entre le 12 juillet et le 14 août 2006 contre la milice chiite libanaise du Hezbollah au Liban. Elle compte quelque 13.000 soldats, dont environ 340 Belges.

Selon l'ONU, Israël a lancé près d'un million de bombes à sous-munitions (BASM) sur le Liban lors de la guerre contre le Hezbollah, dont 40% n'ont pas explosé lorsqu'elles ont touché le sol. La plupart sont localisées dans des villes et des champs au Liban sud.

Début juin, le Centre de coordination antimines de l'ONU (MACC) pour le Liban sud avait affirmé que les BASM avaient fait "256 victimes, mortes ou blessées" depuis la fin du conflit en août 2006. Au moins 30 civils sont morts.

Depuis la fin de la guerre, 43% des zones contaminées ont été nettoyées, selon la même source, qui a recensé près de 1.000 sites.

Les BASM disséminent sur des kilomètres des centaines d'autres munitions plus petites, dont une partie seulement explose au moment de l'impact, les autres polluant le sol pendant parfois des années après la fin des conflits.

©AFP

Mercredi 03 Septembre 2008 - 16:01
Djamil Ahmat
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