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Zimbabwe: Morgan Tsvangirai devra participer au scrutin “qu’il le veuille ou non'

Selon le gouvernement zimbabwéen, le retrait du chef de file de l’opposition, Morgan Tsvangirai du second tour de la présidentielle prévu vendredi est sans conséquence et n’entamerait en rien la poursuite du processus électoral, a annoncé lundi, la télévision nationale, citant le ministre de la justice, Patrick Chinamasa.


Selon le gouvernement zimbabwéen, le retrait du chef de file de l’opposition, Morgan Tsvangirai du second tour de la présidentielle prévu vendredi est sans conséquence et n’entamerait en rien la poursuite du processus électoral, a annoncé lundi, la télévision nationale, citant le ministre de la justice, Patrick Chinamasa.

Selon M. Chinamasa, Tsvangirai a longtemps laissé planer sa décision de retrait, jusqu’à la dernière minute, mais qu’il fera quand même face à Robert Mugabe pour le second tour de l’élection présidentielle, ajoutant que le processus devant conduire au vote est irréversible et que Tsvangirai devra y participer “qu’il le veuille ou non”.

Il a à cet effet invité la ZANU PF, le parti de Mugabe, à poursuivre la campagne de leur candidat, le plus normalement du monde.

Les propos du ministre zimbabwéen de la Justice interviennent à un moment où la pression de la communauté internationale ne cesse de s’accentuer sur Mugabe pour qu’il mette fin à la vague de violence attribuée à ses partisans contre l’opposition.

La gestion par le gouvernement de Harare de la situation politique à la veille du second tour prévu le 27 juin a été fustigée par l’Union Africaine, les Nations Unies, la Grande Bretagne et les Etats-Unis.

Les ministres des Affaires étrangères des voisins du Zimbabwe au sein de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC) se sont retrouvés lundi en conclave à Luanda, la capitale angolaise, pour discuter de la conduite à tenir vis-à-vis de Harare.

De même, les ministres européens des Affaires étrangères se réunissaient lundi en Belgique pour débattre de cette crise et prendre des mesures contre les autorités zimbabwéennes.

La Grande Bretagne est favorable à une position plus ferme contre le gouvernement de Robert Mugabe, que le ministre des Affaires étrangère britannique, Lord Malloch Brown qualifie “d’illégitime”.

Le président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping, a également exprimé lundi ses “vives inquiétudes” au sujet du retrait de Morgan Tsvangirai du second tour de la présidentielle zimbabwéenne.



Apanews


Lundi 23 Juin 2008 - 18:17
Ahmat Yacoub-Dabio
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